Harmonia — outils de composition

Choisis une tonalité : la roue s’aligne dessus et les degrés se mettent en place.

CIAmviB°vii°GVEmiiiF♯°DBmC♯°AF♯mG♯°EC♯mD♯°BC♭G♯mA♭mA♯°F♯G♭D♯mE♭mE♯°D♭C♯B♭mA♯mC°A♭FmG°E♭CmD°B♭GmA°FIVDmiiE°Cmajeuraucune altération

C majeur

aucune altération

Notes jouables

Accords de la tonalité

Que veulent dire I, ii, vii° ?

Le chiffre dit sur quelle note de la gamme l’accord est bâti : le I sur la 1re, le ii sur la 2e… La casse dit sa nature : majuscule pour un accord majeur, minuscule pour un mineur, et le ° pour un diminué.

Cette suite ne change jamais : dans n’importe quelle tonalité majeure, tu obtiens toujours majeur, mineur, mineur, majeur, majeur, mineur, diminué. C’est pour ça que la roue tourne au lieu de déplacer les repères — et c’est pour ça qu’on note les accords en chiffres plutôt qu’en noms : ii–V–I décrit le même mouvement dans les douze tonalités.

  1. Itonique — La maison. Tout part d'ici et tout y revient.
  2. iisus-tonique — On s'éloigne, en douceur. Prépare presque toujours le V.
  3. iiimédiante — Une doublure du I, en plus sombre : il en partage deux notes sur trois.
  4. IVsous-dominante — On s'éloigne, franchement. Le grand large, sans tension.
  5. Vdominante — La tension. Il contient la sensible, qui démange de retomber sur la tonique.
  6. visus-dominante — Le relatif mineur : les mêmes notes que le I, mais mélancoliques.
  7. vii°sensible — Diminué, donc bancal par construction : il ne peut que se résoudre.

Les trois familles

C’est le point qui débloque tout : une progression n’est qu’un aller-retour entre ces trois-là.

  • ReposI, iii, vi — On est chez soi. Rien ne tire nulle part.
  • Départii, IV — On quitte la maison. Ça bouge, mais ça ne tire pas encore.
  • TensionV, vii° — Ça tire vers le I. C'est ce qui donne envie de rentrer.

Le V → I est l’attraction la plus forte de toute la musique tonale : le V contient la sensible, la note située un demi-ton sous la tonique, qui démange d’y retomber.